L’enfant, le jeu et le travail 
Un texte de Jane écrit en 1970 pour la revue de l'APM

Au sortir de la petite enfance, au début de l'âge scolaire, l'enfant se trouve devant une étape de toute première importance à franchir. Son besoin évolutif le pousse à s'adapter aussi bien au jeu avec les camarades qu'au travail scolaire. Pour le développement harmonieux de l'enfant, le jeu n'est ni moins ni plus nécessaire que le travail. Franchir sainement cette étape consiste à pouvoir investir dans les études la joie d'un travail bien organisé, bien fait, et à investir dans le jeu égocentré de la petite enfance, une discipline qui rend apte au jeu col­lectif avec les camarades.



Pour expliquer les facteurs qui déterminent l'inadaptation, Diel distinguait le plan de l'intrication réactionnelle entre parents et enfants, et le plan de l'intrication affective et motivante dans le psychisme de chaque individu, en montrant comment ces deux plans se déterminent réciproquement.


Au cours d'une maturation mal assumée, la distinction entre les deux plans devient de plus en plus importante, car l'enfant commence peu à peu à formuler plus ou moins consciemment ses griefs et ses ressentiments, ce qui renforce considérablement leur pouvoir motivant ; mais ce qui permet aussi de mieux comprendre l'importance prédominante des motivations intimes pour l'adaptation saine ou malsaine au milieu.


Extérieurement, l'enfant aura à s'adapter à tel ou tel maî­tre, tels ou tels devoirs, tels ou tels camarades, tels ou tels parents. Essentiellement, il aura, sans pour autant abandonner la richesse imaginative de l'enfance, à évoluer peu à peu vers l'intellectualisation et la socialisation qui désignent des degrés de maturation conduisant à la lucidité de l'esprit et à la chaleur des sentiments : l'intellectualisa­tion est un pas important vers l'objectivité de l'esprit, et la socialisa­tion est un pas important vers la capacité de lien affectif avec l'autre.


Intellectualisation et socialisation s'élaborent autant dans le jeu que dans le travail et impliquent un dynamisme intérieur — au niveau des moti­vations — dont il s'agit dans cette étude d'essayer de dégager le sens. Pour pouvoir définir ce qu'est l'adaptation au travail et ce qu'est l'adaptation au jeu, il est nécessaire de séparer les deux questions, mais en gardant présent à l'esprit que l'enfant ne peut pas être ina­dapté à l'un sans être inadapté (ou sur-adapté) à l'autre. Du fait que, biologiquement, ces deux activités sont nécessaires à son épanouisse­ment, l'inadaptation entraîne un sentiment profond d'insatisfaction. Car au-delà de la nécessité de s'accorder à la société se trouve le besoin de maturation qui exige sa satisfaction sous peine d'être vécu en sentiment d'angoisse sur soi-même [1].


L'ADAPTATION AU TRAVAIL


La réponse de l'enfant aux exigences éducatives des parents cons­titue déjà un effort de « sublimation » (*}, de maîtrise de son impatience et l'acceptation de l'impossibilité du jeu continu ; en contrepar­tie, l'enfant a besoin de tendresse. C'est là le trait commun entre l'adaptation du petit enfant aux exigences éducatives des parents et l'adaptation de l'enfant à la nouvelle situation scolaire, à la différence que l'exigence première de tendresse devient progressivement besoin d'estime.


Pourtant, travailler trop exclusivement pour récolter des louanges ou par peur des gronderies est précisément l'attitude intérieure dont l'enfant doit peu à peu pouvoir se libérer. Dans la mesure où, soutenu par l'amour des parents, il a pu sublimer son impatience envers le jeu, l'enfant abordera dans de bonnes conditions les contraintes de la scolarisation. Celle-ci répond, dans nos sociétés, au besoin biologi­que de parcourir sainement les étapes de la maturation. Pour cela, la composante passive de l'obéissance est appelée à évoluer peu à peu vers l'auto-contrôle actif.


Vers 6-7 ans l'enfant développe progressivement la composante intellectuelle de sa vision et de sa compréhension de la réalité. Car l'intellect est le moyen d'agir sur le monde extérieur, lieu des objets de nos désirs, et l'enfant veut agir sur ce monde pour y trouver sa satisfaction. C'est ainsi que s'introduit peu à peu dans les imagina­tions purement affectives, associatives et magiques du petit enfant, la référence à la réalité objective et à ses obstacles [2]. C'est la fonction proprede l'intellect : former des projets et chercher les moyens de les réaliser en surmontant les obstacles.


Les deux aspects de l'intellectualisation : formation de projets et formation de concepts, sont tous deux nécessaires pour l'adaptation au travail, et — point capital — l'inverse aussi est vrai : l'adaptation au travail à son tour est nécessaire pour que le stade Imaginatif de l'enfant s'élargisse vers le stade intellectuel.
Pour travailler, l'enfant doit pouvoir conceptualiser. Si l'intellec­tualisation s'intensifie vers 7 ans, c'est qu'à cet âge l'enfant devient capable d'utiliser les concepts formés par les générations passées. Mais pour se concentrer sur l'activité scolaire, l'enfant doit aussi pouvoir former le projet de se mettre au travail sans se laisser distraire par des imaginations sur le jeu, ni par celles, angoissées, d'un échec pos­sible. Son but — la satisfaction escomptée — ne peut cependant pas être l'attrait pour la carrière future envisagée par les parents ; c'est un projet trop lointain pour l'intellect naissant et qui ne correspond pas encore à son besoin de développement. Au début, le projet est en grande partie motivé par le désir de faire plaisir aux parents et au maître pour être loué et aimé. Mais le goût d'explorer et d'accroître ses connaissances est très fort aussi, à preuve : les innombrables ques­tions du petit enfant. Puis peu à peu l'enfant, à l'aide de l'intellect prévoyant, peut introduire la notion de satisfactions à plus longue échéance, qui prévalent par leur plus grande intensité sur les satis­factions à courte échéance trouvées dans le jeu continuel de la petite enfance. Ce premier pas de dépassement de l'immédiateté ludique, sai­nement franchi, sera d'une importance capitale pour la naissance du sentiment de responsabilité et du sens éthique, qui consistent préci­sément à renoncer à des satisfactions immédiates pour des satisfac­tions ultérieures sensées.


De ce pas évolutif se dégage peu à peu le sens positif du travail : le sentiment de ses forces en action, incluant la discipline nécessaire dans la préparation, l'organisation et la réalisation de projets sensés {c'est-à-dire prometteurs de satisfaction durable). Dans la mesure où le travail n'est pas vécu comme une imposition extérieure à laquelle l'enfant se soumet — plus ou moins à regret — pour être loué ou par crainte d'être puni, il deviendra source de satisfaction autonome. Ne sentant pas le travail comme une soumission, i'enfant ne sera pas tenté de se révolter. Ses forces n'étant pas dispersées en rancœurs contre la discipline imposée ou en rêveries envers le jeu, le rythme vital entre concentration (travail) et détente (jeu) s'établit harmonieusement. La concentration n'est pas convulsive, la délente n'est pas relâchement. La concentration n'est pas plus importante que la détente. C'est le rythme même de la vie.


Toutes les qualités qui concourent à un travail bien assumé sont une double source de joie. Leur résultat bénéfique est d'une part l'accord avec les autres : parents et maîtres, et d'autre part, l'accord avec soi-même, le plaisir d'être et d'agir. Cet accord auparavant cher­ché dans l'obéissance plus ou moins passive est maintenant cherché par l'autodiscipline active sur le niveau plus élevé de l'estime méritée et de l'estime de soi.
L'éclosion ultime de cette responsabilité devant le travail ne con­cerne plus l'organisation du travail scolaire, mais le travail vital de la mise en ordre des désirs.


L'ADAPTATION AU JEU


Trop souvent, pour les parents, le jeu passe au second plan, car seul le travail leur semble utile pour la réussite future. Tout au plus donne-t-on au jeu l'utilité d'une compétition qui prépare à la lutte et à la domination.



C'est méconnaître la profondeur du problème, L'enfant, lui, sent et sait que le jeu lui est nécessaire, mais il ne peut le formuler. En réalité l'adaptation au jeu est une condition de réussite future non moins importante que l'adaptation au travail. Elle est avant tout néces­saire pour la réussite intérieure, essentielle. Tout comme l'adaptation au travail, l'adaptation au jeu collectif implique le développement de qualités, de capacités qui sans elle ne mûrissent pas suffisamment.



S'adapter au jeu collectif implique pour l'enfant la socialisation de son rapport avec le monde et les autres. Rien ne sert de priver l'enfant excessivement du plaisir et de l'indispensable détente qu'il trouve dans le jeu, afin d'obtenir qu'il utilise le temps ainsi gagné à se concentrer sur les devoirs scolaires. Le jeu collectif est pour l'enfant en voie de maturation un besoin vital d'une force irrésistible, même si inhibée par angoisse ou par timidité cette attirance paraît manquer. 



Les conséquences d'une privation de jeu seront des plus destructi­ves au niveau des motivations intimes. Car privé du jeu réel, l'enfant s'évadera — tout en étant attablé pour travailler — dans les jeux gratuits des rêveries imaginatives: cette fuite de la concentration, deve­nant habitude, risque de le rendre de plus en plus incapable de tra­vailler et également de jouer sainement.



D'autre part, protégé dans la prime enfance par sa mère et plus ou moins préparé par les jeux de la fratrie, l'enfant, par les jeux avec les camarades, apprend à se défendre lui-même. C'est un pas très grand dans l'acquisition progressive de l'indépendance à l'égard du milieu familial, indépendance qui est le sens même de la maturation. Ni l'enfant soumis ni l'enfant trop révolté n'y parviendront. L'un risque de s'enfoncer dans la timidité, l'autre se montrera trop agressif envers les camarades.


À mesure que l'enfant se détache de l'univers égocentré de la prime enfance, les autres deviennent source de plaisir en tant que camara­des de jeu. Jouer avec les autres implique qu'il les inclut dans son intime calcul de satisfaction, sinon le jeu dégénère en taquinerie et. abus, en bouderies et vexations mutuelles, par lesquelles l'enfant, s'exclura, ou sera exclu, du jeu collectif. Pour être admis, l'enfant doit apprendre à se soumettre aux règles du jeu et à tenir compte des désirs des autres. Savoir ne pas trop céder, ni trop imposer à l'autre — aux autres — rend le jeu satisfaisant et unit les uns et les autres amicalement, ce qui est une satisfaction bien plus intense et durable encore que le plaisir du jeu lui-même.


L'étape de la maturation qu'est le jeu collectif et le rapport avec les camarades en général, offre de multiples occasions d'élargir l'égo-centrisme, cause-effet de difficultés affectives, et d'acquérir la pondé­ration dans la valorisation de soi-même et des autres, Car les capri­ces, la timidité, l'arrogance n'apportant que des déceptions, l'enfant peut être capable d'en tirer la leçon et de se situer par rapport aux autres enfants sans sentiment excessif de supériorité ou d'infériorité. Et il peut, dans le jeu, faire l'expérience que les sentiments de cama­raderie interindividuelle ou de loyauté envers une équipe ont une plus grande valeur de satisfaction que le triomphe personnel, qui l'isole.


Être véritablement adapté au jeu inclut de savoir gagner et per­dre. Savoir perdre, non pour sauver la face comme c'est souvent le cas sous le masque du « fair-play » mais pour être libre des ressenti­ments, des vexations et des rancœurs si pénibles à vivre. À travers le jeu comme à travers le travail l'enfant peut apprendre à relativiser l'échec et à l'intérioriser comme une condition naturelle et insépara­ble de la réussite ; il n'est pas moins important de savoir gagner sans triomphe excessif. Non par fausse modestie ni pour montrer sa lar­gesse, mais tout simplement parce que c'est le meilleur moyen d'apprendre à attaquer et à se défendre dans la joie de ses forces en action ; sentiment analogue à celui ressenti devant le travail bien fait.


L'ADAPTATION ESSENTIELLE


Le degré d'adaptation au jeu et le degré d'adaptation au travail influent donc sur la vie future. Les sentiments de camaraderie (ni sen­timentalement exaltés, ni haineusement inhibés) préparent l'adaptation de l'adulte sur le plan social et professionnel. Dans la mesure où l'enfant a pris plaisir au travail et aux jeux collectifs, il saura adulte s'adapter à la vie en société. Il sera mieux armé pour avoir de bons rapports avec ses collègues, ses supérieurs et ses subordonnés hiérar­chiques et pour surmonter les situations difficiles ou conflictuelles. N'étant pas devenu hypersensible ou rigide, il disposera d'une plus large gamme d'attitudes alliant le courage de se confronter à autrui — si nécessaire — à la souplesse qui assure des compromis fondés sur une vraie capacité d'écoute et de dialogue.


Mais l'importance de l'adaptation au jeu et au travail va plus loin encore pour ce qui est de la réussite de la vie future. Elle prépare à affronter la vie sans angoisse excessive devant les difficultés, trop souvent jugées insupportables et insurmontables par suite du doute sur les capacités insuffisamment développées. Car l'angoisse excessive devant les confrontations de la vie sociale appartient au domaine des fausses motivations. Évidemment la vie sociale est dure. Aussi l'échec dans la vie sociale ne sera pas toujours provoqué par des difficultés affectives. Il peut être immérité. Même dans ce cas, une bonne matu­rité affective sera le meilleur moyen de surmonter l'échec, qui devien­dra stimulant de nouveaux efforts au lieu d'être cause de désespoir et d'abandon. Ces capacités essentielles ne peuvent être réduites à tel talent ou aptitude mais sont d'ordre intrapsychique : pensée lucide et sentiments forts qui stimulent la volonté en vue de l'activité satisfai­sante. Savoir assumer l'échec s'apprend à travers jeu et travail. Il s'agit de relativiser l'échec en évitant de s'y identifier tout entier, et d'en analyser les causes. Celles-ci peuvent relever de circonstances extérieu­res. Elles peuvent être aussi d'ordre intime, liées à une motivation trop surtendue et inquiète, ou faussement détachée, qui contribue à faus­ser la vision de la réalité (obstacles dramatisés ou minimisés}. Une atti­tude positive et compréhensive de la situation permet de reprendre le problème autrement et de « rebondir ».
 L'adaptation ou l'inadaptation au jeu collectif et au travail scolaire ne concernent donc pas seulement la vie professionnelle de l'adulte. Avant de devenir adulte, l'enfant traverse d'autres étapes de matura­tion : la puberté et l'adolescence. La cause intime de l'inadaptation — l'angoisse d'infériorité et d'échec et le débordement par les ressenti­ments — peut se répercuter de chaque étape antérieure aux étapes ultérieures et ainsi s'aggraver. Mais inversement, l'élan de l'enfant peut s'étayer sur tous les aspects de sa vie qui lui offrent des possibilités de confiance en lui-même et dans ceux qui l'entourent.


La cause commune de toutes les formes de l'arriération affective — quelles que soient les constellations diverses des ressentiments — est l'élargissement insuffisant de la vie Imaginative vers la réflexion, moyen de l'adaptation au réel. S'éloignant de sa fonction créatrice, l'ima­gination peut s'exalter de plus en plus en rêvasseries et en ruminations, accaparant toutes les énergies. La morbidité de ces rêveries diurnes crée le contraste entre imagination et réalité, cause intrapsychique de la plu­part des formes de souffrance intime et des réactions déficientes.


Dans la mesure où l'enfant réussit son intellectualisation et sa socialisation, il aura la meilleure chance de s'incorporer à sa façon dans la société, elle-même plus ou moins vitalement déficiente ; et à travers cet effort d'intégration sociale correspondant à sa personna­lité spécifique, il parviendra à la maturité qui, dans le sens plein du mot, est la capacité de suffire à la vie et à son sens. Cela ne serait que d'un intérêt théorique si la réalisation du sens de la vie n'étaitpas la satisfaction intime et profonde et si l'égarement hors du sens de la vie n'était pas de vivre avec le sentiment intime d'insatisfaction qu'est la culpabilité (dispersée en des culpabilités multiples), Personne ne vit de façon entièrement satisfaisante et aucun enfant ne parvient à une complète maturation. Le développement de l'imagination en intel­lect et en esprit créatif, et de l'égocentrisme en sociabilité, n'en est qu'un prélude, préparant trop souvent de manière insuffisante l'étape de l'adolescence et de l'évolution vers la maturité.


L'enfant a besoin d'aide pour maturer sainement. Cette aide est insuffisante si les adultes le poussent à brûler les étapes par souci excessif de réussite. Dans la mesure où la motivation des parents est juste, ils rempliront leur rôle qui est de guider l'enfant — et de lui donner l'exemple — et non de le harceler pour qu'il réponde à leur attente. Rien ne sert de sermonner, si l'enfant voit que les parents, tout en disant « travaille ! travaille ! », se plaignent eux-mêmes de leur travail ou n'y voient qu'un moyen de gagner de l'argent, souvent pour se permettre des distractions qu'ils défendent à l'enfant. À moins qu'ils ne gâtent l'enfant et ne veuillent lui prouver combien ils l'aiment en multipliant distractions et cadeaux. Dans les deux cas l'enfant tirera la conclusion qui semble s'imposer : le travail est ennuyeux, inutile même, seul l'amusement compte dans la vie. Dans le contexte actuel, la crainte du chômage ne fait qu'accentuer ces préoccupations, et com­plique le jeu des motivations et des interactions.


L'enfant plus ou moins privé de l'exemple formateur des parents deviendra leur juge et critique. Il le manifestera à travers toutes les étapes de la maturation par la révolte de sa désobéissance sournoise ou ouverte.



À l'étape de l'adolescence, la révolte peut éclater spectaculairement. Mais la révolte des enfants « mal dans leur peau » risque d'être une insuffisante préparation à la vie adulte. De sorte que devenus adultes, ils resteront en partie infantiles : autant dire que devenus parents, ils risqueront d'être à leur tour des éducateurs insuffisamment éduqués.



Ainsi le but de l'éducation reste avant tout l'orientation vers le sens de la vie, le déploiement des motivations justes et des inter-rcactions humaines chaleureuses, sources d'une vie sociale sensée.
L'enfant dont les parents savent doser jeu et travail, s'enthousias­mer pour les deux, valoriser les deux, intégrera peu à peu ces attitu­des et ces jugements de valeur, et aura, adolescent, la plus grande chance de se les approprier et, par la suite, de les transmettre à ses propres enfants. La portée en est considérable car la bonne marche de la société — les évolutions actuelles vers une société « du temps libre » le font plus que jamais souhaiter — a besoin d'individus pour lesquels le jeu et le travail soient joie et réalisation et non évasion ou menace, refuge ou corvée.


[1] Paul Diel, Psychologie de la Motivation, P.B. Payot.
[2] Paul Diel, Éducation et rééducation, P.B. Payot.
(*) Pour Diel la sublimation consiste à retirer l'énergie du désir irréalisable ou insa­tisfaisant pour l'investir dans un désir d'une plus grande potentialité de satisfaction.